Anamnese         

Paroles

Second Album [en préparation]

Superstitions

Approchant d'un grand lac, où ne se reflète aucun visage, À l'ombre d'un ciel plombé qui cloisonne la terre et les enfers, Elle aperçoit un animal maudit, et le glisse dans son corsage, Il lui griffe la poitrine, l'observant de ses yeux comme deux sphères.

Sa peur maladive, d'un autre âge, gagne sa nouvelle maîtresse Son pelage cuivré l'a fait redouter des fidèles & dévots ; Dans son coeur ne subsiste que l'empreinte d'une traque vengeresse De ceux qui placent l'esprit des origines au rang des fléaux.

Elle se regarde dans le lac et enfin voit, derrière le fluide qui ondoit, Des reflets de son propre coeur, et l'éclat de ses yeux verts. Comme un amant malheureux, les flots se dérobent d'un mouvement adroit La laissant se lamenter en des plaintes graves & amères.

Elle possède un nouvel esprit, accordé à son bel aspect, Qui la font redouter des religieux emplis de suspicions Elle se départit alors de ses peurs, retrouvant pour elle son respect ; Leur médisance envers ses cheveux roux, ne sont que vaines superstitions !

Coming close to a large lake, which does not reflect any face, In the shadow of a leaden sky which divides earth and hell She can see a cursed animal, and slips it into her blouse, It claws her chest, watching her with eyes like two spheres.

Its morbid fear of a bygone age, reaches its new mistress Its copper fur frightened the worshipers and bigots; In its heart remains only the imprinting of a vengeful hunt From those who placed the original spirit among the scourges.

She looks herself in the lake and finally sees behind moving fluid, Reflections of her own heart, and the sparkle of her green eyes. Like a lover, the waves leave with a dexterous movement Letting her lamenting in serious complaints and bitter.

She has a new spirit now, matching its beautiful appearance, Which is frightening the suspicious monks, She then departed from her fears, finding again her self respect; Their slander against her red hair, are only vain superstitions!

La chasse au Loup

Pris pour cible sur son propre territoire, le loup s'échappe sur la neige blanche, lui qui ne peut avoir de linceuil excepté son pelage à la couleur d'hiver

Dans les fourrés, dans les taillis il sème ses assaillants, et laisse les hommes sans ressources Mais au loin l'attend sa perte, arme sans honneur ni gloire

Les pièges les plus sournois ont eu raison de sa bravoure Inventés par ceux qui ne sont pas des hommes Pour détruire la vie bouillonnante qui court dans nos veines

Une vague de froid s'élève Le givre s'étend sur la plaine

Sur son cadavre, un regard se pose, mal contenu, prisonnier l'homme a tué son symbole bientôt il tuera aussi la forêt Le loup n'est plus, ne survit que son âme

sa revanche sera terrible elle s'incarnera dans le prochain hiver

novembre 2002

Le jardin des peines

Le jardin des peines est un lieu sans soleil à l'ombre de frondaisons sans chaleur Le jardin des peines est un lieu pour les morts, pour qui ne poussent que des fleurs de malheur.

Une rose grise meurtrit la poitrine d'une femme morte de chagrin, Se nourrit de sa détresse, Tandis qu'une plante sans pétale se fraye un passage hors de la bouche d'un condamné

Le jardin des peines est un lieu où se trouve une déesse

vers qui se meuvent mes pensées

Dans le jardin des peines ne pousse que ce qui a déjà vécu Dans le jardin des peines ne vit à nouveau que ce qui a déjà pu mourir

Près de la fontaine qui redonne la vie je n'ai pas trouvé ta place Elle est restée vacante, comme un oubli, sur la margelle grise. Et j'ai attendu en vain le retour des vrais arbres, des vraies fleurs, qui n'ont pas non plus leur place dans ce jardin de malheur.

J'ai senti les ombres des branchages, et celle du ciel, assis près d'une fontaine tarie.

Mais je n'ai plus rien espéré, ayant déjà clôt mes yeux Sur la vision intérieure d'un verger embrumé Où vient parfois une femme à la robe d'or et aux cheveux de cendres.

Le jardin des peines s'emplit de mauvaises herbes Le jardin des peines faiblit.

/.../


Tentative de texte en Poitevin : //[je suis en train de voir comment fonctionne ce dialecte, donc le texte ci-dessous doit contenir des erreurs]//

Se périr

A retornit en galot pendant la brunesie, peù a trelle le hus apràe lai. Al at travrsai lés doues é lés gabares, a s'at pencrai su lés enmalicàies fourchetines, les lorgnes cruchetéles dés courbassuns. Llous acabaudàies cilàies sounant core en sa érme.

A se dit : « Marme, le rellimi muçant en lés cruchetéles é lés caribots sant dandàies aneùt, le me fasant abot ; le sant mauvelants é chetis, sant étranjhes. »

A uvre ine crésàie é soge en ranche ; rayant les nértures çhi dandant le valun.

O bufe bae mé o moulle jha o se néye enrére, alatrai d'ine aér vrimàie /.../

  • - - Elle revint en courant dans le crépuscule, et verrouille la porte derrière elle. Elle a passé les mares et les fossés couverts de ronces, et s'est griffée au branches mauvaises et mornes des vieux arbres. Leurs cris tristes résonnent encore dans sa tête. Elle se dit : « Par mon âme, le vent dans les branches et les pierres dans la terre sont possédés aujourd'hui, me faisant obstacle, hostiles et étrangers. » Elle ouvre une fenêtre et se tient sur la balustrade, à regarder les nuages noirs dominant la vallée. Il vente fort mais il ne pleut guère ; On se noie pourtant, lassé d'un air souillé /.../

Première Démo

La Neige noire

Au dessus des montagnes et à travers les ronces Tombe la neige ; noircie par la haine Salie par la rancoeur.

Par delà les plaines, et bien en dessous du ciel Si la neige fonce, à cause de sa peine C'est que bientôt elle acquiert une noirceur... Tout à l'intérieur !

Le vent balaye la Neige Noire, Un tourbillon de froid semble venir Captif de cet espace vide (et pourtant empli de peine) Il répand des flocons de cendres

Et là où notre vie semble finir Il reprend toute cette neige Et la fait voyager dans le gris de mon coeur Moitié d'être à la conscience voilée.

Tornade de givre Mélancolie glaciale (issue des terres enneigées) La chaleur ne peut restaurer ce qui est figé

Sombre paysage de neige qui s'éclaircit A l'abri d'un ciel obscurci Vers la blancheur qui ne reçoit pas de lumière.

Et revoilà cette structure sans passion Qui montre la faiblesse de l'ombre Au delà des montagnes et entre les ronces La Neige Noire fond de toute façon Et le travail de l'hiver par aucun frisson ne se trouble, Et il s'achève sans passion.


Des feux éternels brûlent dans les yeux des loups

Les loups viennent des endroits sombres. Le cercle est brisé - leurs yeux luisants de haine. Les louves attaquent les femmes, l'homme devient une nourriture. Le loup assassine - ses yeux luisants de haine. L'humanité est en pièce - Je hurle avec les loups !

Les ennemis ont été tués dans la honte - leurs têtes inutiles jetées dans les flammes.

Des feux éternels brûlent dans les yeux des loups Je m'en souviens comme si j'avais vécu un millier de vies. Des cercles bleus semblent faire de multiples perspectives.

Les loups repartent vers les lieux sombres.

La neige est marquée par la présence des loups. La neige est tachée par le sang des hommes.







A N A M N E S E

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